Généralités sur le diabète.

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Quelques chiffres:

  • Tout d’abord quelques chiffres
  • En France, en 2000, le taux de prévalence était de 2,6 %. En 2009, il a atteint les 4,4%. Chiffre qui était attendu en 2016.
  • En 10 ans, le chiffre du nombre de diabétique en France est passé de 1,6 à 2,9 millions. A cela il faut rajouter environ    700 000  diabétiques qui s’ignorent.

Le diabète dans le monde :

  • En 2010, 285 millions de personnes sont atteintes du diabète soit 6,6 % de la population adulte mondiale.
  • L’OMS prévoit 438 millions d’ici 2030.
  • En 2010, 4 millions de personnes sont mortes des suites du diabète soit 6,6 % de la population mondiale!
  • Une personne meurt du diabète toutes les 8 secondes dans le monde soit plus que le sida et la malaria réunis.
  • La prise de conscience de la qualité de l’épidémie du diabète a amené l’ONU à déclarer solennellement le 14 novembre de chaque année « journée mondiale du diabète des Nations Unis ».

Qu’est ce que le diabète ?

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage de sucre apporté par l’alimentation.

Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé, on parle d’hyperglycémie.

Les aliments sont composés de lipides (graisses), protides (comme la viande) et glucides (sucre, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont à besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine.

Quand on mange le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas secrètent de l’insuline. L’insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.

Ainsi la glycémie peut augmenter légèrement, puis revenir à un taux normal et le glucose être converti en réserve et en énergie.

Chez les personnes atteintes de diabète, ce système ne fonctionne pas.

Comment savoir si on a du diabète?

Un dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire :

  • Un diabète est avéré lorsque la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l, à deux reprises ou égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

Diabète et hérédité

  • Le poids de l’hérédité diffère selon qu’il s’agit du diabète de type 1 ou du diabète de type 2.
  • Lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40% et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70%. Il n’est que de 5% dans le diabète de type 1, plus précisément 6% si le père est diabétique, 2-3% si c’est la mère (mais 30% si les deux parents le sont). Il est donc utile de se construire son arbre généalogique pour récupérer les personnes de sa famille qui sont diabétiques et connaître son patrimoine génétique.

Les deux types de diabète

On distingue principalement deux types de diabète:

  • Le diabète de type 1 qui touche 10% des diabétiques.
  • Le diabète de type 2 qui touche 85% des diabétiques.
  • Les autres types de diabète concernent les 5% restant.

 

DIABETE TYPE 1 : (diabète insulino-dépendant ou DID)

Le diabète de type 1 anciennement appelé diabète insulino-dépendant (DID) est habituellement découvert chez les sujets jeunes : enfants, adolescents ou adultes jeunes.

Les symptômes sont :

  • Soif intense
  • Urines abondantes
  • Amaigrissement rapide

Ce diabète résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas.

L’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta et les détruit (les cellules bêta sont détruites par des anticorps et des cellules de l’immunité, les lymphocytes, fabriquées par l’organisme.) On dit que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Le glucose ne pouvant entrer dans nos cellules retourne dans le sang. Le taux de glucose dans le sang s’élève alors.

On ignore pourquoi cette destruction des cellules bêta se produit, pourquoi chez certains et pas chez les autres. Il existe une prédisposition génétique (familiale) mais les autres causes sont mal connues : l’environnement aurait également un rôle.

DIABETE TYPE 1 : le traitement

Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement actuellement est l’apport d’insuline :

  • Soit sous forme d’injections (injection avec une seringue ou un stylo)
  • Soit avec une pompe à insuline (traitement par pompe), appareil portable ou implantable destiné à administrer l’insuline en continu.

 

DIABETE TYPE 2 : (insulinorésistance)

Le diabète de type 2 apparait généralement chez les sujets de plus de 40 ans : cependant les premiers cas d’adolescents et d’adultes jeunes touchés apparaissent en France.

Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrice du diabète de type 2 chez les sujets génétiquement prédisposés. Sournois et indolore, le développement du diabète de type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.

Dans le diabète de type 2, autrefois appelé non insulino dépendant (DNID), le processus est différent que dans le diabète de type 1. Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie:

  • Soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie : c’est l’insulinopénie.
  • Soit cette insuline agit mal, on parle alors d’insulinorésistance.

L’insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d’insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

Le taux de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.

DIABETE TYPE 2 : les causes

Il n’existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs favorisants :

  • Une origine génétique : le facteur familial est tout à fait prépondérant. Des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille.
  • Des facteurs environnementaux : alimentation déséquilibrée, un manque d’activité physique, responsable du surpoids.

DIABETE TYPE 2 : le traitement

Il est traité dans un premier temps par des mesures hygiéno-diététiques puis on a rapidement recours à des traitements anti diabétiques oraux ou injectables, dont l’efficacité n’est optimale que s’ils sont associés à une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

Le diabète de type 2 étant une maladie évolutive, après l’augmentation progressive des anti diabétiques (escalade thérapeutique), des injections d’insuline seront proposées au patient lorsque la carence en insuline sera trop importante.

 

Les complications du diabète

Le but du traitement dans les deux cas est de normaliser la glycémie : les hyperglycémies répétées et prolongées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents dans tout le corps.

Ces complications du diabète peuvent se traduire par une cécité, des atteintes des pieds pouvant conduire à des amputations, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux, des troubles de l’érection ou une insuffisance rénale.

 

CONCLUSION

Les deux principaux types de diabète sont des maladies différentes mais caractérisées par un excès de sucre dans le sang et doivent être prises au sérieux et traitées efficacement.

Il n’y a pas de « petits diabètes » ou de diabètes plus graves que d’autres.

Malgré la recherche médicale qui avance tous les jours, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas. Il faut donc toute sa vie, se surveiller, garder de bonnes habitudes alimentaires,  d’activité physique, et prendre régulièrement ses médicaments.

Un diabétique peut être un malade en bonne santé.

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